
Bonjour à tous,
Aujourd’hui j’aimerais parler d’un sujet que j’ai vu paraître chez de nombreuses personnes que je connais, mais aussi chez moi pendant ma première année de développement personnel.
La phase de germination et la traversée du désert
L’un des grands piliers du développement personnel, c’est bien d’être le principal dirigeant de sa vie.
Et pour cela, on vous vous pousse à vous fixer des objectifs et à agir pour les atteindre.
Au début, vous entrez donc dans une phase de germination, qui pour rappel est la phase où l’on est ultra motivé et où l’on a tendance à passer outre la phase de travail qui nous attend en se visualisant déjà en train de jouir des résultats conférés par l’atteinte de nos objectifs.
Le premier souci, c’est que cette phase est courte. 2 à 3 semaines en moyenne et parfois même une semaine.
Le second souci, c’est qu’après la phase de germination, viens la traversée du désert, qui pour rappel est la phase où l’on fournit beaucoup de travail sans réel résultat immédiat. L’attention ne se focalise plus sur la jouissance de l’atteinte de l’objectif, mais plutôt sur de tâches qu’il nous reste à accomplir.
De plus, contrairement à la phase de germination, la traversée du désert est longue. Elle dure en effet généralement plusieurs mois et beaucoup de personnes ne vont pas au bout.
Connaissez-vous l’histoire de Paul ?
Paul a un projet lambda, qui, une fois réussit, lui apportera des résultats qui amélioreront sa vie de manière notable.
Tout content, Paul en parle à tous ces amis en expliquant qu’il a pour objectif d’atteindre « ceci » en faisant « cela ». Il se voit déjà en train de jouir des fruits venant des graines qu’il va bientôt planter.
Et c’est ce qu’il fait petit à petit, il commence à s’exécuter et faire de petite tâches menant vers son objectif.
Mais hélas pour Paul, au fil du temps, il commence à fatiguer… Chaque tâche devient de plus en plus lourde pour lui et il commence même à avoir une hantise de les faire. A chaque fois, il doit se faire violence pour faire une tâche et entre dans un long combat interne pour la réaliser.
A la fin de ce long combat contre lui-même, s’offrent deux possibilités :
Il n’arrive pas à faire la tâche et ressent de la culpabilité toute la journée n’arrivant pas à profiter de cette dernière.
Il arrive finalement à effectuer cette tache après s’être accablé et forcé pour passer à l’action. A la fin de cette tâche qu’il a fait dans un sentiment de pénibilité continue, il n’est pas soulagé mais se dit que pleins d’autres tâches de ce même genre l’attendent.
Au final, Paul se sent malheureux il ne voit plus du tout ses futurs résultats comme quelque chose de motivant. Pire, il se dit qu’il a des chances d’échouer et à cette peur d’échouer se rajoute l’impression de perdre son temps et de ne pas profiter de sa vie.
Il est perdu, lui qui avait fait du développement personnel pour se sentir mieux, le voilà plus mal encore qu’auparavant. Il a l’impression de se battre chaque jour pour un but inatteignable.
Au final, après 3 mois de torture, il prend la décision douloureuse d’abandonner.
Il se sent coupable de cette décision et a une piètre estime de lui. Mais tout à coup, quelques semaines plus tard, une nouvelle opportunité s’offre à lui. Et là, comme réinvesti d’une nouvelle force, il se sent prêt à de nouveau soulever des montagnes !
Et au final il vécut malheureux, et eut beaucoup de projets avortés.
Fin !
Quelles sont les erreurs qu’a faites Paul ? Avez-vous quelques points communs avec lui ? Etes-vous déjà passé par des phases similaires ? Qu’est-ce qu’il a mal fait et qu’est-ce qu’il aurait dû faire ?
Je vous invite vraiment répondre à au moins l’une de ces questions dans les commentaires.
De mon côté, la semaine prochaine, je vous livrerai des pistes pour ne pas réagir comme Paul et éviter ainsi son destin tragique.
Romain
NOV
2011




Bonjour Romain,
En effet, j’ai vécu quelque chose de similaire par le passé. On a un projet, on passe par une phase de très grand enthousiasme et puis on s’essouffle. Actuellement, j’ai une autre approche : lorsque la phase difficile est là. Je fais des pauses. Je ne considère plus celles-ci comme du temps perdu mais comme une prise de distance, de recul avec mon projet. Je le regarde sous un autre angle. Mais sans arrêté, je ralenti seulement tout en étant conscient du moment délicat de cette phase.
Rémi à récemment posté..Aquarium de la Rochelle
Cet article démontre bien la nécessité d’un plan global pour atteindre son objectif et pas se laisser dépasser voire submergé.
adam à récemment posté..Hôpital pour maigrir
@Rémi
Je n’utilise pas ta méthode des pauses mais c’est vrai qu’elle peut être très efficace pour prendre le la distance et se calibrer par rapport à son projet. Je pense que la difficulté doit être de réussir à se remettre dedans.
@Adam
Oh oui Adam, tout à fait d’accord avec toi, un plan global est extrêmement utile, voir vitale pour tout projet.
Romain.
En effet, la difficulté est de se remettre dans le projet. C’est pour cela que les pauses doivent être « calibrées », d’une durée déterminée. Elles peuvent prendre différentes formes : s’imposer des jours de relâche, prendre une semaine ou deux de vacances etc… tout dépend de notre projet et de la période.
Rémi à récemment posté..La dernière demeure de Léonard de Vinci
Merci Romain d’avoir abordé le changement sous cet angle, sous l’angle de la tâche. J’ai toujours performé en grande organisation. Pour des raisons de mobilité notamment, je suis devenue consultante et pour la première fois, le mot tâche (avec le sens de lourdeur) est arrivé dans mon vocabulaire. J’ignore encore pourquoi. Mais pour envisager la tâche sous un angle positif, tout comme Rémi je prend une pause qui est très souvent d’aller marcher le vent dans « la face » comme on dit. Je me recentre sur l’objectif central et je me dis qu’un tâche est en fait un entraînement pour passer à l’action. Chaque fois que je suis confrontée à une tâche, je vis une leçon d’humilité. Encore merci !
Le problème d’essouflement est souvent dû à des objectifs trop hauts. Je pense qu’il faut découper nos projets en petites tâches avec des objectifs atteignables. Cela permet de voir la progression et limiter les découragements, voire revoir la planification.
Hélas c’est souvent ce qui arrive aux personnes qui oublient que le plus important n’est pas l’objectif à atteindre, mais le chemin. L’objectif ne sert qu’à avoir une destination, une direction.
Belle petite histoire. C’est bien amené.
frederic à récemment posté..Au delà de l’épreuve, le bonheur ?
@brigitte
Oui, assimiler les tâches à lourdeur est dangereux pour la productivité
@Evizeo
C’est vrai que la planification et le découpage des tâches est vital dans tout projet. Après, savoir calibrer la quantité de tâches à faire et le temps que cela prendra n’est jamais facile.
@Frédéric
Oui, l’aventure est tout aussi important que l’accomplissement
Romain